Romain Schneider au Conseil « Agriculture et pêche » à Bruxelles

Romain Schneider, ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, a participé au Conseil des ministres « Agriculture et pêche » ce lundi, 16 décembre 2019 à Bruxelles. Les ministres réunis en Conseil ont poursuivi leurs discussions sur la réforme de la politique agricole commune (PAC) pour l'après-2020.

 

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M. Janusz Wojciechowski (Commissaire européen à l’agriculture) et M. Romain Schneider (ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural)
© European Union

Mieux protéger l’environnement et le climat grâce à un budget ambitieux et des mesures nationales spécifiques

En ce qui concerne les questions environnementales et climatiques des propositions de réforme, le Luxembourg s’est exprimé à plusieurs reprises en faveur d’un niveau d’ambition global élevé. Romain Schneider a rappelé que « le budget alloué à la PAC doit être à la hauteur de nos ambitions et doit dûment tenir compte des efforts que nous demandons à nos agriculteurs ! » En matière d’architecture verte, le ministre a réitéré que le Luxembourg souhaite garder la flexibilité nécessaire pour décider des mesures environnementales les plus adaptées aux spécificités luxembourgeoises, et qu’il faut à tout prix alléger le cadre réglementaire et bureaucratique.

Synchroniser les objectifs pour l’agriculture

Alors que les discussions autour de la réforme de la PAC et des plans stratégiques battent le plein, la Commission a annoncé la semaine passée les grandes lignes de son « Pacte vert », c.-à-d. un programme de mesures législatives et non législatives qui couvre de très nombreux domaines dont l’agriculture. Au printemps prochain, la Commission présentera notamment une stratégie « de la ferme à la table ». Compte tenu de ce calendrier serré, Romain Schneider a plaidé pour une approche pragmatique : « Les plans stratégiques sur lesquels on travaille actuellement doivent tous contribuer au Pacte vert et à l’initiative « de la ferme à la table ». Mieux vaut synchroniser le calendrier, les définitions et l’évaluation de tous les objectifs qu’on se donne pour l’agriculture. Dans ce contexte, je doute que la période transitoire d’un an que la Commission a récemment proposée sera suffisante. »

Limiter la durée maximale autorisée du transport des animaux

Le bien-être des animaux, si cher au Luxembourg, figurait au centre des débats. Le Grand-Duché est en faveur d’un cadre réglementaire plus ambitieux et a demandé une proposition législative qui limiterait la durée maximale autorisée du transport des animaux.

Conflit Airbus - Boeing: éviter la hausse des droits de douane sur les produits agricoles européens

Autre sujet de ce conseil : les droits de douane sur les produits agricoles européens. Les ministres de l’Agriculture redoutent une imposition à la hausse aux États-Unis suite au conflit entre Airbus et Boeing concernant leurs subventions. Bien que le Luxembourg n’exporte pas directement aux États-Unis, Romain Schneider craint des répercussions indirectes pour le Grand-Duché suite à une pression grandissante sur les marchés agricoles européens, notamment dans le contexte du Brexit. Le ministre a redemandé à la Commission de suivre très attentivement l’évolution de la situation et de prendre, le cas échéant, les mesures nécessaires afin de soutenir l’agriculture européenne.

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