Conseil « Agriculture et Pêche » ce lundi, 16 novembre 2020.

Romain Schneider a participé à la réunion informelle des membres du Conseil « Agriculture et Pêche » qui s’est déroulée sous forme de visioconférence ce lundi, 16 novembre 2020.
Un point majeur à l’ordre du jour des ministres de l’agriculture de l’Union européenne était les progrès accomplis en matière de lutte contre le gaspillage de denrées alimentaires.


Unir les forces dans la lutte contre le gaspillage alimentaire
Dans ce contexte, Romain Schneider a souligné que la stratégie nationale mettait principalement l’accent sur l’information et la sensibilisation des différents acteurs.
La dernière étude de 2018/19 sur les quantités de déchets alimentaires au Luxembourg montre par rapport à 2013/2014, que le gaspillage alimentaire a été réduit de 6 kg par personne pour l’ensemble de la nourriture jetée et de 8 kg pour les déchets alimentaires évitables. Ces chiffres reflètent les efforts de la campagne de sensibilisation annuelle, dont les informations sont disponibles sur la plateforme nationale www.antigaspi.lu en luxembourgeois, français, portugais et anglais, afin d’atteindre toute la population du Luxembourg. A l’occasion de la journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillage alimentaires (IDAFLW), le 29 septembre dernier, le ministère de l’Agriculture a également lancé un appel à projets afin de soutenir la prévention et la réduction du gaspillage alimentaire à travers l’émergence de projets locaux et innovants sur cette thématique.

Romain Schneider en visioconférence au Conseil Agriculture et Pêche
Romain Schneider en visioconférence au Conseil Agriculture et Pêche
©MA

De la ferme à la table : encourager les pratiques durables
« La nouvelle ambition de la stratégie européenne « de la ferme à la table » devrait, en outre, nous aider à atteindre les objectifs de notre Plan national de gestion des déchets alimentaires, qui vise une réduction du gaspillage alimentaire de 50 % d’ici 2030. »
Romain Schneider tient par ailleurs à rappeler que privilégier les produits locaux, c’est également lutter activement contre le gaspillage alimentaire.
En effet, en favorisant les circuits courts on évite les transports longs (avions, bateaux) et, par ce fait, on réduit considérablement les émissions de CO2 tout en encourageant les pratiques de production durable et en renforçant la postions de nos producteurs.

 

L’élevage de visons : un risque pour la santé publique ?
Autre point à l’ordre du jour était la décision des autorités danoises d’abattre les visons d’élevage pour éviter la propagation d’une mutation du coronavirus chez l’humain qui pourrait retarder la mise au point d’un vaccin. Les ministres de l’agriculture ont été informés que selon le Centre européen pour le contrôle des maladies (ECDC), le risque posé par cette nouvelle souche du virus SARS-Cov2 est élevé pour les personnes en contact direct avec les animaux d’élevage mais faible pour la population générale. Tous les pays membres autorisant l’élevage commercial de visons se sont engagés à rester très attentifs aux dangers possibles et d’en informer la Commission en toute transparence.
A noter qu’au Luxembourg l’élevage d’animaux à fourrure a été interdit en 2018 avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi ayant comme objectif de protéger les animaux tout en garantissant leur dignité, leur sécurité ainsi que leur bien-être et ce à tout moment de leur vie. Le Luxembourg compte ainsi parmi les États membres les plus protecteurs des droits des animaux.

 

Fluctuations des marchés agricoles
Les ministres de l'agriculture et de la pêche de l'Union européenne ont également eu un échange de vue sur la situation du marché agricole européen.
Compte tenu des situations très divergentes, il convient aux yeux de Romain Schneider de trouver la bonne articulation des mesures de soutien tant au niveau de l’Union qu’au niveau national. Le ministre de l’Agriculture a rappelé dans ce contexte qu’un plan de relance pour l’agriculture, reposant sur la consolidation, la promotion et l’innovation a été mis en place pour permettre au secteur de faire face aux défis alimentaires, environnementaux et climatiques avec les moyens et technologies adaptés.
Ce plan de relance d’une enveloppe globale de 5 mio€, prévoit notamment des aides de soutien pour le secteur de la viande bovine et porcine ainsi que pour le secteur viticole, des secteurs particulièrement touchés par les conséquences directes et indirectes du covid-19.

Par ailleurs, pour le secteur porcin, les conséquences de la peste porcine africaine pèsent très lourdement sur les prix constatés sur les marchés et sur les revenus des producteurs de porcs. Pour Romain Schneider, il est donc primordial de rester très alerte quant  à la propagation de la PPA et de suivre de très près l’évolution des marchés, les potentiels défis et de prendre le cas échéant les mesures adéquates.
Dans ce contexte, le ministre de l’Agriculture a également soulevés les possibles impacts d’un accord commercial avec le Mercosur sur l’agriculture européenne et a appelé la Commission européenne à rester vigilante.

 

Garantir la sécurité alimentaire : l’objectif premier de la PAC
Pour finir, Romain Schneider a souligné la bonne coopération entre les acteurs du secteur, qui a permis de maintenir le bon fonctionnement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire et la sécurité alimentaire des citoyens.
« 
Nous devons remercier les producteurs pour les efforts qu’ils effectuent chaque jour afin de garantir la sécurité alimentaire de l’Union, un des objectifs de la PAC fixé par le Traité ».

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