Romain Schneider à l’issue du Conseil « Agriculture et Pêche »: « La nouvelle PAC doit être viable, acceptable, facile et rapidement implémentée »

Romain Schneider beim Agrar- und Fischereirat
d.g.à.d.: Maria Do Céu Antunes, la ministre portugaise de l'Agriculture; Luis Planas Puchades, ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation d’Espagne; Romain Schneider, Ministre de l'Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural du Luxembourg.
©European Union

Romain Schneider, ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural a participé au Conseil « Agriculture et Pêche » qui a eu lieu les 22 et 23 mars 2021 à Bruxelles.

Lundi, les ministres de l’Agriculture européens ont mené un débat d’orientation sur les mesures phytosanitaires de protection contre les organismes nuisibles aux végétaux qui menacent l'agriculture. Romain Schneider a plaidé en faveur de mécanismes de coopération et d’échanges réguliers entre Etats membres ainsi que de formations spécialisées : « Un bon niveau de préparation des autorités nationales s’avère crucial, et plus tôt un organisme nuisible est détecté, plus efficaces seront les stratégies de lutte qui doivent par ailleurs être en harmonie avec les objectifs environnementaux de la stratégie « de la ferme à la table », tout en précisant qu’  « au Grand-Duché, aucun organisme nuisible n’a été répertorié à l’heure actuelle, en dépit des contrôles annuels très conséquents. »

Si le ministre s’est prononcé en faveur du développement de méthodes alternatives plus respectueuses de la protection des abeilles et de la biodiversité, il a cependant mis en garde contre les effets indésirable et imprévisibles des agents de contrôle biologiques, et a proposé une analyse de risques appropriée. En ce qui concerne l'utilisation de macroorganismes vivants – comme p.ex. les insectes - comme alternative aux pesticides chimiques, Romain Schneider a plaidé pour une harmonisation légale à l’échelle européenne.

 

Romain Schneider pour la subsidiarité, une approche basée sur les besoins et les performances, et la simplification de la PAC !

 

Le sujet crucial de ce Conseil a ensuite été le paquet législatif relatif à la réforme de la politique agricole commune post 2020, le but étant de parvenir à un accord sur ce dossier important sous Présidence portugaise, avant la fin de ce semestre. Les ministres ont échangé sur l’état des lieux des négociations qui sont actuellement en cours avec le Parlement européen.

Romain Schneider a rappelé les grandes lignes des doléances luxembourgeoises : « Pour nous, il est important que le principe de la subsidiarité, une approche basée sur les besoins, un modèle de performance qui replace l’approche prescriptive actuelle, et une PAC simplifiée, soient maintenus. Par ailleurs, nous devons avancer rapidement avec l’implémentation de la PAC ! »

Parmi les points de discussion figuraient les recommandations que la Commission européenne a adressé aux Etats Membres en ce qui concerne leurs plans stratégiques d’implémentation de la politique agricole commune au niveau national. Romain Schneider s’est exprimé « en phase » avec les recommandations non contraignantes adressées au Luxembourg, mais a toutefois précisé que pour certains aspects, comme la structure des exploitations, et certains éléments chiffrés, les vues ne convergent pas.

Lors des échanges sur le règlement relatif aux plans stratégiques, Romain Schneider s’est aussi exprimé en faveur du maintien de la règle de diversification qui permet aux producteurs de toucher des aides annuelles. En ce qui concerne la question du ciblage des paiements et de l’aide complémentaire aux jeunes agriculteurs, Romain Schneider soutient une approche facultative, puisque « les besoins et la structure des exploitations divergent largement d’un pays à l’autre ».

En ce qui concerne l’organisation commune des marchés, élément central de la PAC, Romain Schneider s’est montré satisfait des grandes lignes de la nouvelle PAC, mais a proposé des instruments complémentaires, facultatifs pour les Etats membres et les producteurs.

Enfin, pour clôturer, les ministres ont échangé sur les difficultés que le secteur viticole rencontre dans le contexte de la crise du COVID-19. Romain Schneider s’est montré très sensible à la situation des vignerons, et a précisé que le Luxembourg a choisi de les soutenir à travers des aides nationales directes, dans le cadre du développement rural et via un soutien spécifique pour les producteurs et les segments les plus touchés.

Zum letzten Mal aktualisiert am