Klimadësch-Landwirtschaft: détermination de tous les partenaires à contribuer à la réalisation des objectifs climatiques et environnementaux!

Romain Schneider, Carole Dieschbourg et Claude Turmes ont tenu à souligner qu’en misant résolument sur tous les leviers présentés, le défi climatique peut être considéré comme une réelle opportunité pour l’agriculture.
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Dans le cadre de la KlimaExpo 2021, le 1er salon national dédié aux acteurs et aux solutions de la cause climatique à la LuxExpo The Box, la ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable, Carole Dieschbourg, le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, Romain Schneider, et le ministre de l’Énergie, Claude Turmes, ont invité ce lundi 11 octobre 2021, les représentants du secteur agricole à une deuxième édition du «Klimadësch-Landwirtschaft».

Cette réunion de concertation a permis aux organisations agricoles d’avoir un échange de vue avec le gouvernement sur les impacts du changement climatique et les adaptations nécessaires de l’agriculture, sachant que le secteur agricole, qui est directement impacté par le réchauffement climatique, est également une source importante de gaz à effet de serre (environ 8% des gaz à effet de serre émis au Luxembourg en 2019), tout en possédant un potentiel non négligeable pour piéger du carbone et produire des énergies renouvelables.

Pour le secteur agricole, il est donc évident d’unir toutes les forces afin de relever le défi de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2030 par rapport à l’année de référence 2005, tel que prévu dans le projet de règlement grand-ducal déterminant les allocations d’émissions de gaz à effet de serre annuelles des secteurs visés à la loi relative au climat.

En effet, à l’horizon 2030, le secteur agricole a comme objectif de réduire essentiellement les émissions de méthane (CH4) produites principalement par les ruminants d’une part et d’autre part les émissions de protoxyde d’azote (N2O) qui se dégagent des sols suite à l’épandage des engrais azotés (organiques et synthétiques) et à la décomposition des résidus de récolte.

Lors de cet échange, Carole Dieschbourg a rappelé la situation actuelle des émissions de gaz à effet de serre (GES), les objectifs de réduction pour le secteur de l’agriculture ainsi que ses principaux champs d’action tel que la réduction de la fertilisation azotée,  la valorisation des effluents d’élevage ou encore la promotion de l’agriculture biologique. Romain Schneider a présenté la palette d’outils prévue dans le Plan stratégique national (PSN), élaboré dans le cadre de la future Politique agricole commune (PAC), pour accompagner le secteur dans cette démarche. Ainsi par exemple, les aides aux investissements seront liées aux avancées techniques en matière de réduction des polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre, ainsi qu’à l’amélioration du bien-être animal. Le futur PSN prévoit par ailleurs un soutien pour les agriculteurs qui réduisent volontairement le nombre de leurs bovins sur leurs terres ou qui diminuent leur fertilisation azotée.

La stratégie du biogaz, qui est de la compétence du ministre de l’Énergie, Claude Turmes, a été soutenue par la ministre de l’Environnement, du Climaet et du Développement durable, Carole Dieschbourg, et le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, Romain Schneider. Alors que les lignes directrices ont été arrêtées par le Conseil du gouvernement en mars de cette année, les efforts se concentrent sur l’élaboration de mesures spécifiques et détaillées en vue de promouvoir notamment l’utilisation des effluents d’élevage dans les installations de biogaz. Claude Turmes a donné un aperçu sur la concrétisation des mesures de la stratégie (telle que la hausse des rémunérations pour rendre plus attractifs les investissements des agricultures dans cette filière). La filière biogaz est un outil important pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole, pour protéger les eaux et pour produire de l’énergie renouvelable.

À côté du volet biogaz, Claude Turmes se réjouit du succès du photovoltaïque dans l’agriculture. «Il y a deux ans, le gouvernement a mis en place des conditions plus avantageuses et les agriculteurs ont pleinement participé à l’élan du photovoltaïque.  Depuis 2019, environ un tiers de la nouvelle puissance installée (30 MW) a été créée dans le secteur agricole.»

Le ministre de l’Agriculture a également précisé dans ce contexte, que le ministère a mis en place une plateforme www.klimacheck.lu où tout exploitant agricole peut faire un diagnostic rapide et gratuit de la performance climatique et énergétique de son exploitation. Les données ainsi obtenues aideront à évaluer le potentiel d'économie d'énergie et de gaz à effet de serre sur l’exploitation.

Faire du défi climatique une opportunité pour l’agriculture

Les ministres ont tenu à souligner qu’en misant résolument sur tous ces leviers, le défi climatique peut être considéré comme une réelle opportunité pour l’agriculture. Il s’agit maintenant de mettre en place, dans le cadre du Plan stratégique de la PAC, les mécanismes qui accompagnent les agriculteurs, viticulteurs et horticulteurs dans leurs efforts pour développer des systèmes agricoles respectueux du climat et résilient face au changement climatique.

Du «Klimadësch – Landwirtschaft» s’est dégagé également la volonté de toutes les parties prenantes d’assurer que la vocation principale d’un secteur agricole modernisé au Luxembourg et en Europe consistera aussi à l’avenir à produire des denrées alimentaires diversifiées – plus de fruits et légumes ‒ saines et durables.

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