Claude Haagen pour une PAC priorisant la production de denrées alimentaires au Conseil "Agriculture et Pêche"

Claude Haagen, ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural a participé au Conseil « Agriculture et Pêche » ce lundi, 18 juillet 2022 à Bruxelles.

 

La nouvelle présidence tchèque du Conseil a présenté ses priorités dans les secteurs de l'agriculture. Ensuite, les ministres ont débattu des conséquences de la guerre en Ukraine et de la situation instable des marchés agricoles. Claude Haagen a remercié la Commission d’avoir agi rapidement sur plusieurs plans afin de soutenir les agriculteurs frappés par la hausse des prix des intrants et a précisé qu’à Luxembourg, ces aides sont en cours d’implémentation. Le ministre a souligné: « La situation actuelle nous montre que nous avons besoin d’une agriculture productrice forte et robuste et d’un marché intérieur ouvert, sans perdre de vue nos objectifs en termes de protection de l’environnement et du climat. Je soutiens l’idée d’une flexibilité dans la rotation des cultures pour l’année à venir, mais il faut décider rapidement pour que les agriculteurs puissent préparer la saison culturale. »

 

Au niveau de la mise en œuvre de la politique agricole commune (PAC) au Grand-Duché, Claude Haagen a assuré que l’adoption du plan stratégique national est dans la dernière ligne droite, et que les procédures législatives et adaptations informatiques seront mises en place en temps utile.

Claude Haagen pointe qu’à l’heure actuelle, l’objectif primaire de la PAC est de garantir la production de denrées alimentaires sains et de bonne qualité et l’approvisionnement des citoyens. Voilà pourquoi le ministre soutient l’ambition de la proposition de la Commission visant à réduire les pesticides d’au moins 50% d’ici 2030, mais sollicite une évaluation d’impact détaillée des stratégies européennes « De la ferme à l’assiette » et « Biodiversité » sur les marchés agricoles et l’approvisionnement alimentaire. Dans ce même contexte, Claude Haagen souligne qu’il est nécessaire de prendre en compte les spécificités nationales, en expliquant qu’au Luxembourg, 30% de la surface agricole se situe dans des zones sensibles, dans lesquelles la législation européenne de protection de l’eau et de la nature permet déjà de mettre en œuvre des interdictions ciblées, limitées et raisonnées.

 

En ce qui concerne la révision du règlement sur le transport des animaux dans l’UE, Claude Haagen est en faveur d’une limitation de la durée du transport à un maximum de 8 heures. Au Grand-Duché, le ministre a interdit l’exportation d’animaux vivants vers des abattoirs situés dans des pays tiers depuis le 1er mars 2022, plaçant ainsi la défense du bien-être animal en haut de l’agenda.

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