La première carte du risque d’érosion des terres arables sur geoportail.lu

 

L’altération des sols par l’érosion, bien que phénomène naturel, est un danger pour la fertilité des sols qui risque de s’accroître avec le réchauffement climatique. C’est la raison pour laquelle les agriculteurs doivent constamment adapter leurs pratiques agricoles et culturales pour protéger leurs terres.

Afin d’offrir un outil de planification innovateur au secteur, le Service de pédologie du ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural a publié la première carte du risque d’érosion des parcelles arables sur www.geoportail.lu.

En effet, l’érosion concerne prioritairement les terres arables (45% de la surface agricole utile nationale) alors que les prairies permanentes (55 % restants) ne sont pas concernées par l’érosion.

Cette carte publique présente l’érosion des terres arables du Grand-Duché selon quatre degrés de risque allant de très faible et faible jusqu’à moyen et élevé. Parmi les quelques 55.800 ha de terres arables, 4 % présentent un risque très faible, 19 % un risque faible, 6 % un risque moyen et 2 %  un risque élevé. Les 69 % restants ne présentent pas de risques érosifs et ne sont donc pas visualisés.

L’évaluation du risque d’érosion a été réalisée en combinant d’une part la modélisation théorique du risque à l’analyse visuelle de l’érosion réellement identifiée sur des photos aériennes, d’autre part. Pour analyser l’érosion réelle, des milliers de parcelles ont été visualisées et vérifiées sur les 11 photos aériennes disponibles sur le Géoportail pour la période 2001 - 2020. L’approche modélisation s’est servie de données géospatiales aussi diverses que la topographie, la couverture et le travail du sol, la nature du sol, la modélisation hydrologique et le calcul de l’érosion théorique sur base de l’équation universelle des pertes en terre.

Outil pratique de gestion du risque érosif pour les agriculteurs

La nouvelle carte est un important outil d’orientation, qui aide l’agriculteur à réduire ses risques érosifs en adaptant ses pratiques agricoles et le choix des cultures au contexte sur des parcelles ciblées.  Parmi les leviers de lutte contre l’érosion figurent, p.ex. le recours au couvert végétal hivernal et aux cultures dérobées, le choix des cultures et leur rotation, l’installation de bandes enherbées, de fascines ou de haies, la réduction du labour et de l’intensité du travail du sol, ou encore l’apport régulier de matière organique au sol.

Pour préserver les sols des terres arables, le ministère de l’Agriculture prévoit des nouvelles mesures obligatoires sur les parcelles à risque d’érosion dans le cadre de son plan stratégique national et de la nouvelle loi agraire visant à implémenter la Politique agricole commune 2023-2027 au Grand-Duché.

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