Phytopathologie

Le service de phytopathologie joue un rôle essentiel dans la protection de la santé des végétaux au Luxembourg. Il réalise des analyses de détection et d’identification des organismes nuisibles des plantes dans les secteurs agricole, horticole, viticole, sylvicole et environnemental. Il contribue à la surveillance phytosanitaire du Grand-Duché en contrôlant les organismes de quarantaine et les organismes réglementés de l’Union européenne.

Reconnu depuis 2019 comme Laboratoire National de Référence, le service analyse une large gamme de phytopathogènes, tels que les bactéries, virus, champignons, nématodes et insectes.

En plus du diagnostic, le service assure un appui scientifique, participe à des projets de recherche, collabore au niveau national et international et mène des actions de formation et sensibilisation.

Grâce à cette combinaison de diagnostic, de conseil, de formation et de recherche, le service contribue à protéger les cultures, à préserver l’environnement et à renforcer la sécurité phytosanitaire du Luxembourg.

Santé des végétaux

Protéger nos plantes, c’est protéger notre avenir.

Avec l’augmentation des échanges internationaux et le déplacement constant des personnes, des organismes nuisibles peuvent voyager sans qu’on s’en rende compte. Ils traversent les frontières, s’installent dans de nouvelles régions et menacent nos écosystèmes. Le changement climatique facilite encore davantage leur propagation. Ces intrusions peuvent avoir un impact majeur sur notre environnement, notre agriculture et notre économie.

Au cœur de cette mission de vigilance, le service de phytopathologie joue un rôle essentiel. Chaque jour, il analyse les végétaux importés par l’aéroport pour s’assurer qu’aucun organisme nuisible ne passe inaperçu. Grâce à son expertise, il contribue à maintenir la santé des plantes au Luxembourg.

Le service travaille main dans la main avec deux autres services de l’ASTA, notamment le service de la protection des végétaux et le service de la certification des semences et des plantes.

Pour la protection des végétaux, il détecte et identifie les maladies de quarantaine, celles qu’il faut absolument empêcher d’entrer dans le pays.

Pour la certification, il mesure la présence d’organismes réglementés non de quarantaine afin de garantir que les semences et plantes respectent les seuils nécessaires pour être certifiées.

Surveiller, analyser, protéger : c’est ainsi que le service contribue à préserver la biodiversité et la qualité des productions végétales.

Analyses proposées

Pour protéger les cultures et garantir la qualité des productions végétales, le service de phytopathologie réalise un large éventail d’analyses permettant de détecter les maladies et organismes nuisibles. Il intervient notamment pour identifier les nématodes à kystes de la pomme de terre (Globodera pallida, G. rostochiensis), les maladies bactériennes telles que la pourriture annulaire ou la pourriture visqueuse (Clavibacter sepedonicus, Ralstonia solanacearum), les virus de la pomme de terre (PVY, PLRV, PVM, PVX, PVA, PVS), le sharka virus (PPV), le feu bactérien (Erwinia amylovora), ainsi que la bactérie Xylella fastidiosa, responsable de graves dépérissements. D’autres organismes nuisibles réglementés peuvent également être analysés.

Chaque diagnostic contribue à prévenir l’introduction et la propagation de maladies pouvant avoir un impact majeur sur l’agriculture et l’environnement.

Techniques d’analyse utilisées

Des méthodes de diagnostic rapides et fiables sont indispensables pour une surveillance efficace des organismes nuisibles. Pour leur détection, le service de phytopathologie utilise des méthodes recommandées et validées par l’OEPP (Organisation Européenne et Méditerranéenne pour la Protection des Plantes).

À cette fin, il recourt à des méthodes microscopiques, sérologiques et de biologie moléculaire (principalement basées sur l’ADN et l’ARN) ou effectue des tests impliquant des plantes indicatrices.

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