Produits phytopharmaceutiques et plan d’action national
Les produits phytopharmaceutiques servent à protéger les plantes et produits récoltés contre les ravageurs et maladies des plantes, ou à lutter contre les mauvaises herbes. Les régulateurs de croissance, p. ex. les produits influençant la maturation ou les inhibiteurs de germination, sont également considérés comme produits phytopharmaceutiques. Une définition précise des produits phytopharmaceutiques se trouve dans le règlement (CE) n° 1107/2009.
Chaque produit phytopharmaceutique contient une ou plusieurs substances actives. Celles-ci donnent la fonction souhaitée au produit phytopharmaceutique, en tuant les organismes nuisibles aux plantes et les mauvaises herbes ou en empêchant leur apparition. Seules les substances actives approuvées dans l’Union européenne peuvent être utilisées dans les produits phytopharmaceutiques.
Les mots « produit phytopharmaceutique » et « pesticide » sont souvent utilisés comme synonymes. Le terme « pesticide » inclut toutefois non pas seulement les produits phytopharmaceutiques mais aussi les biocides. Ces derniers sont des produits qui ne sont pas utilisés à des fins phytosanitaires, comme par exemple les désinfectants ou les peintures anti-moisissures.
Les biocides sont soumis à des réglementations nationales et européennes différentes. De plus amples informations sur les biocides se trouvent sur le portail de l’Environnement.
Les auxiliaires des cultures ne sont pas considérés comme des produits phytopharmaceutiques, ils ne nécessitent donc pas d’autorisation de mise sur le marché au Luxembourg. Leur importation et relâchement peuvent cependant être soumis à autorisation préalable du ministre de l’Environnement.
Plan d’action national de réduction des produits phytopharmaceutiques
La politique nationale concernant l’utilisation des produits phytopharmaceutiques est décrite dans le plan d’action national de réduction des produits phytopharmaceutiques adopté en décembre 2017.
Les objectifs principaux du plan d’action sont :
- la réduction générale des risques pour l’homme et l’environnement,
- l’établissement de statistiques sur la vente et l’utilisation de produits phytopharmaceutiques,
- la restriction du nombre de produits phytopharmaceutiques à usage non professionnel,
- la protection des eaux et des pollinisateurs,
- la réduction de 30 % de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant une substance active « big mover » jusqu’en 2025,
- la réduction de 50 % de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques jusqu’en 2030.
Le plan d’action prévoit en plus la mise en oeuvre de 25 mesures spécifiques touchant une multitude de domaines, par exemple la protection des résidents, la promotion de l’agriculture biologique ou la renonciation à l’utilisation de la substance active glyphosate.
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