Préparer la PAC post-27

Politique agricole
Martine Hansen au Conseil «Agriculture et pêche» de l’UE

Politique agricole

Les ministres de l’Agriculture Martine Hansen (L) et José Manuel Fernandes (PT)
© EU

La ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture, Martine Hansen, a participé à la réunion du Conseil «Agriculture et pêche» de l’Union européenne à Bruxelles.

Dans le cadre des discussions actuelles sur la politique agricole commune après 2027, les ministres ont débattu sur les recommandations nationales que la Commission proposera aux États membres dans le contexte de l’élaboration de leur plan de partenariat national et régional. Martine Hansen souligne que ces recommandations doivent être utilisées comme un instrument d’orientation stratégique sans pour autant devenir juridiquement contraignantes. Chaque État membre devra ainsi garder la liberté de sélectionner ses interventions selon ses spécificités, besoins et priorités nationales. La ministre rappelle qu’un cadre réglementaire relatif à la PAC stable est essentiel. Quant à l’élaboration de ces recommandations, Martine Hansen demande à obtenir «une vision claire et stable des recommandations pour cet été 2026, étant donné qu’au Luxembourg, la mise en œuvre de la PAC nécessite l’adoption d’une loi au niveau national».

Dans le contexte de la PAC, les ministres ont aussi discuté du contrôle des plans stratégiques de la PAC 2023-2027 et du nombre croissant d’audits. Martine Hansen a averti: «Lors de la dernière réforme de la PAC, il a été assuré aux États membres que l’audit se limitera aux systèmes de gouvernance. Or, ni le nombre des audits, ni la charge de travail qui en découlent n’ont été réduits, bien au contraire. Nous demandons à la Commission de procéder à une analyse de l’impact du nouveau modèle d’assurance et du principe du renforcement de l’audit unique sur la charge administrative.»

Renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne agroalimentaire

Le Conseil a échangé ses vues sur le rapport relatif à l’évaluation de la directive sur les pratiques commerciales déloyales, présenté par la Commission. «Notre objectif est de mieux protéger les agriculteurs et petits fournisseurs dans la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire et soutenir leur résilience économique», ainsi Martine Hansen. La ministre recommande de renforcer la compétitivité des agriculteurs à l’aide d’autres mesures ciblées et un budget PAC à la hauteur des ambitions fixées.

Une Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture forte

Les ministres ont aussi discuté sur les priorités agricoles stratégiques que l’UE entend poursuivre au sein de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en 2026 et 2027. Face aux défis mondiaux − une sécurité alimentaire pour tous, One Health, la résistance antimicrobienne, les maladies animales transfrontalières − Martine Hansen a appelé à travailler de façon coordonnée et cohérente en tant que «Team Europe», et à coordonner la désignation du candidat européen pour l’élection du futur directeur général de la FAO en 2027.

Réassurer les agriculteurs face aux catastrophes naturelles

Face aux récentes catastrophes naturelles qui ont impacté le secteur agricole, le Portugal a mis en avant l’idée d’une facilité européenne de réassurance pour les catastrophes naturelles en agriculture. Martine Hansen a exprimé sa sympathie avec le peuple portugais touché par les intempéries qui ont ravagé le district de Leiria. «Il est indéniable que la multiplication des catastrophes naturelles ces dernières années rend difficile le travail des agriculteurs et peut aussi fragiliser la gestion de risques efficace auprès des assureurs lorsqu’il s’agit de risque de grande ampleur. La Commission devrait analyser cette situation de près.»

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